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 Histoires d'horreur écrites par les membres.

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Fightman
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Sam 7 Juil 2012 - 11:42

J'ai bien aimé la fin, avec l'acrostiche, je crois que ça s'appelle. ahdé

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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Jeu 19 Juil 2012 - 23:15

Hakua, elle est super bien écrite, et ton idée avec les paragraphes était géniale ^^
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BadWolf
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Jeu 19 Juil 2012 - 23:50

Encore moi ?

Non sinon c'est cool. Pas mal le truc à la fin.
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Swann
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 20 Juil 2012 - 13:58

Pourquoi On me cite ?! On me hait tant que ça ?! ahdé

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Fightman
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 20 Juil 2012 - 14:11

C'est un USERNAME, le nom de celui qui le lit apparaît.

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Swann
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 20 Juil 2012 - 14:16

Je sais X)

Bon pas grave, il faut comprendre le "ahde" :p

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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Dim 22 Juil 2012 - 12:18

Cela faisait à peine quelques jours que j'étais parti de mon pays pour m'installer à l'étranger, temporairement, pour mes études.
J'avais prévu de passer les vacances d'été ici avant la rentrée pour m'habituer à la langue, dont je ne parlais pas un mot.
J'avais fini de m'installer et je commençais à m'ennuyer.
A court d'idées, et bien que n'étant pas fan de ce genre d'endroits, je décidai d'aller à la visite nocturne d'un musée.

En arrivant, la première chose qui me frappa fut que le musée était absolument désert.
De plus, il n'y avait pas de guichet. Pourtant, la porte était ouverte.
J'entrai, et je me retrouvai dans un couloir dont les murs et le sol étaient faits de la même pierre grise, et où il n'y avait que très peu de lumière.

Soudain, j'entendis de vagues bruits de pas et je vis que, au bout du couloir, se tenait une silhouette. Rassuré par cette présence, j'avançai rapidement vers elle.

Arrivé à son niveau, je pus voir qu'il s'agissait de la silhouette d'une femme, blonde, et dont la taille laissait penser qu'elle avait fini sa croissance.
Comme elle était de dos, il était impossible de deviner son âge.
Je l'interpellai, mais elle m'ignora et franchit hâtivement une épaisse porte de métal, qui se referma derrière elle dans un bruit sourd.
En tentant de la suivre, je m'aperçus que la porte n'avait pas de poignée.

Ce musée commençait sérieusement à m'inquiéter.
Je lançai un appel pour attirer de monde, me sentir moins seul, mais personne ne vint.
Soudain, j'entendis comme de petits coups frappés à une porte que je n'avais pas vue.
Celle-ci était tout ce qu'il y a de plus classique, en bois, comme on peut en trouver partout.
J'ouvris la porte et me retrouvai dans une salle de musée, bien éclairée, avec de petites vitrines disposées ça et là. Certaines étaient vides, d'autres contenaient différents types d'armes blanches qui, étrangement, semblaient neuves.

Soudain, je vis, tout près du mur, la femme que j'avais vue quelques minutes auparavant.
Elle était allongée sur le ventre et ne bougeait pas.
Je m'approchai d'elle et commençai à parler assez fort pour voir sa réaction, mais elle ne bougea pas.
Craignant le pire, je me baissai pour la retourner et voir l'avant de son corps.
Je fus surpris de voir que ce n'était pas vraiment une femme, mais plutôt une adolescente de dix-sept ans tout au plus, malgré sa grande taille.
Ses yeux étaient ouverts, figés dans une expression de terreur. Ses vêtements étaient comme lacérés, et les quelques parties de son corps qui étaient visibles étaient couvertes de bleus. Du côté gauche de sa poitrine se trouvait un trou béant.
Son coeur avait été arraché.
Un frisson glacé me courut le long de la colonne vertébrale, et je fus quelques instants comme cloué au sol par cette horrible vision.
Je décidai de ressortir de la salle en emportant le cadavre de la jeune fille qui, après tout, avait le droit à un peu de dignité.
Alors que je m'apprêtai à le ramasser, une voix sortie de nulle part m'interpella.

'' Ne crois pas que tu vas t'en sortir aussi facilement. ''

La luminosité de la pièce baissa, m'empêchant de voir clairement ce qui avait parlé.
Je pus seulement remarquer que c'était une créature monstrueuse, qui se déplaçait comme un escargot et ne ressemblait à rien de connu.
Le monstre avança vers moi ce qui ressemblait à des bras et pulvérisa au passage l'une des vitrines.
Une sorte de sabre doré s'y trouvait. Je le ramassai quand il tomba au sol.
Immédiatement, la créature me plaqua contre le mur et approcha de moi l'un de ses bras, au bout duquel se trouvait ce qui ressemblait à un disque entouré de pics acérés et encore pleins de sang.
Je frappai aveuglément ce disque avec le sabre, jusqu'à ce que finalement la créature se mette à reculer, me donnant l'occasion de m'enfuir.

Une fois sorti de la pièce, j'eus un haut-le-coeur en pensant que cette chose allait sans doute dévorer le cadavre, faute de mieux.
Soudain, j'entendis des voix assez proches parler dans une langue que je ne comprenais pas, mais que je savais être celle du pays.
Soulagé, je me mis à marcher en direction de ces voix.
Je vis alors une famille qui semblait aussi perplexe que moi.
Le père, la mère, une petite fille d'environ six ans, et un adolescent.
Ils regardaient autour d'eux, avec chacun dans les mains un plan des lieux, mais aucun ne semblait savoir où aller.
L'adolescent remarqua la porte en métal, s'en approcha et, voyant qu'elle n'avait pas de poignée, tenta de la pousser.
Il fit un saut en arrière : la porte, à son contact, était devenue incandescente.

Soudain, j'entendis des cris qui venaient de derrière la porte en bois.
Prenant mon courage à deux mains, j'entrouvris celle-ci pour voir un jeune homme, l'air hagard, serrer contre lui le corps de la jeune fille, comme pour le réchauffer.
Je l'appelai et lui fit signe qu'il ne pouvait plus rien pour elle, que cet endroit était trop dangereux, et qu'il devait sortir immédiatement.
Il commença à crier des choses incompréhensibles à mon attention, et je compris qu'il était inutile d'essayer de le raisonner.

Alors que je m'apprêtais à ressortir de la pièce, je sentis une petite main agripper le bas de mon t-shirt et, en me retournant, je vis que la petite fille m'avait suivi.
Sa mère vint immédiatement la chercher et, en voyant le sang dans la pièce, la prit dans ses bras et se mit à courir, non sans avoir fermement attrapé mon avant bras pour me forcer à les suivre.

En rejoignant l'adolescent et le père, nous vîmes qu'ils étaient déjà accompagnés de deux autres personnes. Leurs silhouettes ne m'étaient pas inconnues.

Soudain, ce fut le noir. La dernière chose que j'entendis fut les pleurs de la petite et les cris des autres.

La jeune fille et le jeune homme s'en allèrent main dans la main.



Dernière édition par Masaky le Dim 22 Juil 2012 - 13:51, édité 1 fois
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Fightman
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Dim 22 Juil 2012 - 13:25

Argh, c'est horrible ! J'adore, vraiment.

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Daichi
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Dim 22 Juil 2012 - 14:35

Que de frissons. *o*
J'ai adoré !

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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Jeu 26 Juil 2012 - 4:00

Pas mal, Masa. Presque imprévisible. A moi de faire de la concurrence... Cette creepypasta n'exprime aucune opinion religieuse, donc pas de débats inutiles. Merci.

19 Juillet 2011

J'ai toujours trouvé l'idée de tenir un journal idiote... Mais là, il va falloir que je le fasse. Ce qui s'est passé aujourd'hui a fait de ma vie un enfer, et j'ai le sentiment que ce n'est que le début. Commencer par le commencement, toujours... aujourd'hui, c'était messe. Sanctus Christi animo, Pater noster, et autres futilités. Vous ne pouvez pas savoir ce qu'est la vie d'un anti-catholique dans une famille de pratiquants traditionnalistes. Vraiment... Dieu est bon et pardonne tout ? Nous devons croire en Dieu car il nous fait évoluer ? Alors qu'on m'explique pourquoi Dieu n'a pas pardonné à l'ange Lucifer lorsqu'il a apporté le feu aux Hommes, la plus grande évolution dans l'humanité. Contradictoire, non ? Assez divagué. Donc la messe, où tout le monde prie... et je savais que j'aurais dû me taire. Cette messe était la messe de trop. Je me suis levé vivement de mon siège lors de la prière silencieuse, et j'ai hurlé. J'ai exposé toutes les contradictions de la religion, et j'en ai renversé la chaise sur laquelle j'étais assis. L'espace d'un instant, je me suis entendu parler seulement. Mon esprit scrutait les environs lentement, et répondait à chaque regard medusé qui m'était adressé. C'est là que la catastrophe est arrivée. J'ai entendu le tonnerre gronder au même moment où un grand rai de lumière éclairait l'église. La foudre était tombée à moins de 500 mètres de l'église. Je savais qui voulait me faire taire, mais je n'ai pas envie d'y croire. Dieu n'existe pas.

20 juillet 2011

Je le savais. Ce n'était que le commencement. En allant chercher le courrier, une bourrasque de vent m'a arraché les lettres des mains. Elles dancèrent en l'air, et j'aurais pu jurer qu'elles formaient un mot : Crois. Ajoutez à cela le bruit inquiétant du vent qui souffle, cette sorte de hurlement etouffé d'un loup, et vous savez ce que je ressentais. Je ne suis pas ressorti, et j'ai fermé ma porte à clé. Cependant, ma fenêtre m'a prouvé que j'avais foutu ma vie en l'air hier. Un éclair attira mon attention, et ce que j'ai vu me glaca le sang. Le prêtre d'hier, les yeux arrachés et des trous dans les mains. Ce n'était qu'une vision, pas vrai... ?

21 juillet 2011

Ce n'était pas une vision... On a retrouvé le prêtre crucifié sur l'autel, les yeux arrachés, la colonne vertébrale brisée pour que le dos puisse se coller à la fois à la base et à la surface de l'autel... J'ai peur... Sauvez-moi... Dieu, si tu existes, pardonne-moi...

Ne sois pas ridicule. Durant toute ta vie tu m'as renié, et maintenant tu demandes mon pardon ?

22 juillet 2011

Je n'ai jamais marqué ce message en rouge... c'est Lui, pas vrai ? Il veut me voir souffrir, il recrée la Passion avec moi, pas vrai... ? Je dois porter ma propre croix... ? Je n'en peux plus... Je vais prier pour mon propre salut...

Ne sois pas ridicule. Prier ne te servira à rien.

13 juillet 2011

Ne sois pas ridicule. La fumée qui sort d'une bouche est une représentation de Lucifer. Et tu veux fumer après une prière ?


12 Janvier 2012

Non... non... Je ne voulais pas retrouver ce journal... le 23 juillet dernier, mon briquet a joué au chalumeau après que j'ai été prier... je voulais juste fumer, mais la flamme a englouti la moitié de mon visage. Un mois d'hôpital, trois mois aveugle à cause de la déshydratation de mes yeux, et j'ai toujours des bandages sur l'oeil droit. Ma vie est devenue un enfer... Je veux mourir... Exauce au moins ce voeu, Dieu... Tue-moi...

24 janvier 2012

Encore un orage... ma vie est foutue, puisse un éclair me tomber dessus... Je t'en prie, D

Ne sois pas ridicule. Tu as tué Dieu.

(Mauvais, je sais... Mais j'suis pas super inspiré.)
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Fightman
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Jeu 26 Juil 2012 - 12:29

J'aime bien.

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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Lun 30 Juil 2012 - 16:05

Ouah. C'est profond, ton truc. Après je trouve que c'est la plus sombre des histoires du sujet, mais j'ai bien aimé.
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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Mer 19 Déc 2012 - 21:09

(Note : merci de lire l'article suivant avant l'histoire, afin de comprendre de quoi je parle exactement : http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CDUQFjAA&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FReborning&ei=zB7SUOOLAcuY0QWc5IHQDQ&usg=AFQjCNELIVIMBrs6aMHcB4EIfdZiGXLFPQ&bvm=bv.1355534169,d.d2k)


Salomé envoya un énième message à Clara. Si la jeune femme ne répondait pas à celui-ci, elle abandonnerait et irait se coucher.
Au bout de quelques minutes, Salomé reçu la réponse suivante :

'' J'étais occupée. Tu voulais quoi ? ''

Celle-ci se mordit la lèvre et demanda :

'' Comment ça occupée ? ''

Clara marqua une pause de quelques minutes avant de répondre par un énigmatique :

'' Tu sais... ''

Salomé poussa un profond soupir et décida d'appeler son amie. Il était plus de minuit, certes, mais elle se sentait capable de discuter avec elle encore très longtemps.

Clara hésita quelques secondes avant de décrocher.

'' Qu'est-ce que tu veux ? ''

'' J'en ai assez. Tu es enceinte de 8 mois, tu te souviens ? Alors essaie d'éviter ce genre de loisirs. C'est malsain. ''

Clara réfléchit quelques secondes avant de rétorquer :

'' Je ne vois pas ce qu'il y a de malsain. Ce n'est pas une secte, quand même. ''

Salomé poussa un profond soupir.

'' Oh si, c'en est une... ''

Clara piqua un fard.

'' Salomé. Tu es censée être ma meilleure amie, mais tu ne me comprends même pas, et tu ne respectes pas mes choix. Ce n'est pas ce que j'appelle une amie. ''

Salomé fronça les sourcils et répondit :

'' Je m'inquiète juste pour toi. Tu as peut-être l'impression que tu t'entraînes pour le bébé à venir, mais tu te plonges juste dans un amour artificiel... et c'est malsain. ''

Clara réfléchit quelques instants et informa son amie :

'' Bon, écoute, je vais dormir. Je suis fatiguée. ''

Puis elle raccrocha sans dire un mot de plus.
Elle n'avait pas la voix de quelqu'un de fatigué. C'était une excuse, bien sûr.
Salomé raccrocha à son tour et décida d'aller se coucher. Que pouvait-elle faire d'autre ?

Le lendemain, elle fut réveillée par un coup de téléphone de Clara. Celle-ci, paniquée, lui dit aussitôt :
'' Salomé, j'ai besoin de toi. Viens vite. ''

Salomé s'habilla rapidement et se rendit chez son amie, qui l'attendait, assise sur son canapé, l'air complètement dépassée. Elle se tenait le ventre en grimaçant de douleur.

'' J'ai très mal... J'ai l'impression d'avoir été poignardée... ''

Évidemment, ce n'était qu'une impression, mais c'était quand même très inquiétant.
Salomé demanda à Clara les clés de sa voiture, l'aida à s'y asseoir et la conduit immédiatement à l'hôpital.
Après une petite heure d'attente, un médecin examina Clara. Cela lui prit à peine quelques minutes, après lesquelles il déclara que tout était normal et que ces douleurs n'avaient pas lieu d'être. Il ajouta qu'il ne s'inquiétait pas, étant donné qu'il avait souvent vu des mères enceintes de leur premier enfant se plaindre de douleurs de ce genre, qui étaient en fait causées par le stress.
Salomé raccompagna donc son amie chez elle, et décida de ne repartir qu'une fois ses douleurs passées.

En entrant dans le salon, elle remarqua deux poupées reborn posées sur la table. L'une d'elles était apparemment inachevée ; sa peinture séchait et certains détails de la peau n'apparaissaient pas encore. L'autre n'était pas très récente ; il était entièrement finie et sèche depuis longtemps. Elle était également habillée.

Salomé les regarda un instant puis demanda à Clara, en pointant du doigt le second bébé :

'' C'est à toi ? ''

Celle-ci répondit par l'affirmative.

'' Tu pourrais aller le coucher, s'il te plaît ? ''

Malgré le fait que la simple idée de toucher l'une de ces poupées la dégoûtait au plus haut point, Salomé accepta et prit la poupée dans ses bras, avant de se diriger vers la chambre de Clara.

Alors qu'elle marchait dans le couloir, elle sentit un étrange souffle froid au niveau de sa joue. Presque par réflexe, elle rapprocha la bouche du bébé de son visage et se rendit compte que ce souffle sortait de celle-ci. Un frisson glacé courut le long de sa colonne vertébrale. Elle s'empressa de coucher la poupée dans un berceau non loin du lit de son amie, et retourna au salon sans demander son reste.

Aussitôt revenue, elle demanda à Clara :

'' Dis-moi, est-ce que ta poupée a un dispositif pour respirer ? ''

Clara secoua la tête.

'' Non. Mais c'est drôle que tu me demandes ça, je pensais justement lui en ajouter un demain. ''

Salomé ne répondit rien et changea de sujet.

'' Tu as toujours mal au ventre ? ''

Clara sourit.

'' Non. C'est passé. ''

Salomé conclut :

'' Bon, eh bien je te dis au revoir, je dois rentrer chez moi, j'ai des choses à faire. ''

De retour chez elle, Salomé réfléchit. Comment avait-elle pu sentir le souffle de la poupée si celle-ci n'en avait pas ? Elle finit par se dire que son amie devait s'être trompée et avoir mit un dispositif dans le corps de la poupée, mais ne pas s'en être souvenue sur le coup. C'était tout à fait possible si celle-ci était assez vieille et qu'elle ne la prenait pas souvent dans ses bras, ou si elle ne l'avait pas faite elle-même.

Salomé oublia rapidement cette histoire et retourna vaquer à ses occupations.

Quelques jours plus tard, Salomé reçut un coup de fil de Clara.

'' Allo, Salomé ? Devine d'où je t'appelle ? ''

Salomé répondit aussitôt :

'' Hum... de chez toi ? ''

Clara rétorqua :

'' Non. De l'hôpital. Le bébé est né et c'est une fille. Tu veux venir la voir ? ''

Salomé sourit et répondit :

'' Bien sûr. J'arrive tout de suite. ''

Salomé décida de se rendre à l'hôpital à pied, car il n'était pas loin. Pour y aller, elle devait passer devant l'immeuble de Clara.
Lorsqu'elle arriva au niveau de celui-ci, elle remarqua un attroupement de personnes en bas de la fenêtre de son amie.
Elle s'en approcha et se fit une place pour voir la raison de ce regroupement.
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle remarqua, écrasé au sol, la poupée qu'elle avait vue chez Clara, celle qu'elle avait sentie respirer quelques jours avant...
Les passants, affolés, pensaient avoir affaire à un vrai bébé, mais, dès que la jeune femme leur signala qu'il s'agissait d'une poupée, la foule se dispersa.
Une fois seule avec le bébé, elle le souleva pour l'examiner.
Sa tête était fendue, ainsi que son corps, qui était en partie écrasé.
Sur le ventre nu de la poupée était écrit, ou plutôt gravé, avec ce qui ressemblait à du sang, un prénom : Rosalie.
Ce prénom ne disait rien à Salomé.
Après avoir hésité quelques instants, elle décida de laisser la poupée là et de se rendre à l'hôpital.

Une fois dans la chambre de Clara, elle ne put s'empêcher de sourire en voyant l'adorable bébé qui dormait près de sa maman.
La jeune mère salua son amie et, tout en caressant les cheveux du bébé, lui dit gentiment :

'' Je te présente Rosalie. ''
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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 10 Mai 2013 - 12:25

(Double post, désolée mais j'ai pas trop le choix.)



Aujourd'hui, j'ai décidé de piéger quelques potes en leur faisant croire que j'étais ventriloque. Comme ce n'est pas la première fois que j'ai ce genre d'idée saugrenue, il va falloir que je me débrouille bien si je ne veux pas me faire griller. Je ne risque pas grand-chose, il faut dire : au mieux, elles seront bouche bée, au pire, ça finira en fou rire général.
Bref. J'ai été fouiller sur un site de farces et attrapes, et j'ai fini par trouver ce que je cherchais : une marionnette qui ressemblait à n'importe quel pantin de ventriloque, à une exception près : à l'endroit où l'on doit mettre sa main, elle avait un bouton qui permettait de la faire parler. Le site était en anglais, le magasin situé je ne sais où, je ne savais donc pas trop combien de temps mettrai la livraison. Je croisai les doigts pour que ce soit rapide et validai l'achat.

Quelques jours plus tard, j'allai chercher le colis à la Poste. L'étiquette était écrite à la main, avec une écriture tellement laide (et vu la mienne, si je dis ça, c'est qu'elle était vraiment affreuse) que j'ai eu du mal à déchiffrer mon nom, mon prénom et mon adresse. Quant au nom de l'expéditeur, je suis absolument certaine que ce n'était pas des lettres : c'était une sorte d'alphabet étrange, et après vérification de tous les idéogrammes et caractères qui existent, il n'appartenait à aucune langue connue.

Je suis rentrée chez moi et j'ai ouvert le carton. J'ai failli rire en voyant la marionnette : c'était une espèce de peluche blanche et verte, avec une perruque en laine, de grands yeux ronds et une robe suffisamment longue et ample pour que les spectateurs ne voient pas le ''ventriloque'' tripoter le bouton en dessous pour la faire parler. Elle me faisait penser à une poupée de chiffon que j'avais dû avoir à l'âge de deux ou trois ans. J'ai quand même glissé ma main en dessous, histoire de vérifier que le mécanisme était bien là. Et puis, comme je voulais préparer mon coup, j'ai décidé d'apprendre ses répliques par cœur.
Seul problème : ils s'étaient débrouillés pour la faire parler français, ce qui avait dû être assez fastidieux pour eux, et apparemment, ils n'avaient pas cherché à lui apprendre autre chose que le strict minimum vital.
J'ai vite appris comment elle fonctionnait :
On appuie une fois sur le bouton : Bonjour.
On appuie une seconde fois : Très bien, merci.
Une troisième fois : J'aime beaucoup.
Etc, etc... Et finalement, au bout d'un moment, lorsqu'on appuie, elle répond : Au revoir.

Le lundi suivant, je suis allée voir mes amies avec la marionnette. Elles ont eu le même réflexe que moi la première fois : éclater de rire. Quant à mes talents de ventriloque, je voyais bien qu'elles n'en croyaient pas un mot, elles voyaient d'ailleurs que j'avais du mal à me retenir de rire en me préparant à commencer le spectacle, mais il n'empêche que je ne me suis pas laissée démonter.
Je vous donne un aperçu de ma petite ''conversation'' avec la marionnette.

''Salut, toi.''
''Bonjour.''
''Comment vas-tu ?''
''Très bien, merci.''
''Que pense-tu des cours de maths de Mme ******* ?''
''J'aime beaucoup.'' (inutile de préciser que cette partie a déclenché une hilarité générale)
Et puis, finalement :
''C'est terminé. Dis au revoir à tout le monde.''
''Au revoir.''

Mes amies ont fait mine d'applaudir, même si je savais parfaitement qu'elles n'étaient pas dupes.

D'ailleurs, le lendemain, alors que j'avais laissé la marionnette au fond du casier de l'une d'elles pour ne pas m'encombrer, elles m'ont demandé si je pouvais refaire le spectacle de la veille. Flairant le piège, j'ai quand même pris la marionnette et je suis allée m'installer sur une chaise pour refaire mon numéro.
En mettant la main dans la marionnette, j'ai haussé les sourcils : elle était vide. Le mécanisme avait été retiré. Grillée, donc.

Avant que j'aie le temps d'ouvrir la bouche pour m'expliquer, je me levai de ma chaise sans comprendre pourquoi et ma main qui tenait le pantin se tendit vers l'une de mes amies. La bouche de la marionnette s'ouvrit, et une voix étrangement basse murmura :

''Merci de m'avoir délivrée.''

_________________________________________________________________

Je suis heureux. Je viens d'épouser le femme la plus merveilleuse du monde.
Encore dans l'euphorie du mariage, et aussi un peu celle de l'alcool, je dois l'avouer, je me souviens, du fond de mon lit double d'un hôtel cinq étoiles, de tout ce que nous avons vécu ensemble.

On s'est rencontrés pendant nos études. Je n'avais jamais fait très attention à elle; pendant quelques années, j'ai même été incapable de retenir son nom. Finalement, à la fin du lycée, nous sommes allés dans la même fac et dans les mêmes cours, par pur hasard. Et là, j'ai enfin réussi à me rappeler de son nom (Myriam), et j'ai commencé, lentement mais sûrement, à me rapprocher d'elle. Elle avait l'air de m'apprécier, et au fil du temps, nous sommes devenus plus que des amis.
Une fois notre diplôme en poche, nous avons quitté la fac pour entrer dans la vie active, et nous nous sommes jurés de nous marier et d'avoir des enfants.

Seulement, pendant environ un an, nous avons presque arrêté de nous voir. Lorsque je l'appelais, elle ne répondait pas, et j'ai commencé à être très inquiet. Finalement, elle a fini par me contacter, en s'excusant et en me disant qu'elle avait des problèmes familiaux qui lui prenaient tout son temps. Un peu rassuré, je lui ai répondu que ce n'était pas grave. L'essentiel pour moi était qu'elle soit en bonne santé.
Aussi, lorsque je l'ai enfin revue, devant un magasin, au hasard d'une rue, nous nous sommes littéralement jetés dans les bras l'un de l'autre. Le lendemain, je la demandai en mariage.

En émergeant peu à peu de mon demi-sommeil, je me rends compte qu'elle est déjà levée. Elle sort de la douche, encore à moitié endormie. Je la regarde faire en souriant et décide de me lever moi aussi. Elle me demande si je veux venir chez elle, ou plutôt chez ses parents, pour l'aider à récupérer les dernières affaires dont elle a besoin avant que nous ne nous installions dans notre nouvel appartement. Je lui réponds que oui.

Une fois chez ses parents, elle monte directement dans son ancienne chambre, tandis que moi, je m'attarde au rez-de-chaussée. J'aime bien cette vieille maison, et je suis presque heureux de savoir que je devrai y revenir de temps en temps, pour des repas avec ma belle-famille, par exemple.
Les parents de Myriam ne sont jamais là. Elle en parle très peu; elle me dit qu'ils sont au travail. Apparemment, ils l'ont eue très jeunes et sont encore loin de la retraite. Je ne les ai jamais vus, sauf en photo.
Je regarde toujours avec la même fascination les meubles d'un autre temps qui décorent l'entrée et le salon. J'ai ouvert machinalement l'un des tiroirs du meuble de l'entrée, sans même penser être indiscret.
Il y avait quelques papiers, quelques trousseaux de clés, et une carte d'identité. J'ai pris la carte et je l'ai regardée en souriant : la personne qui se trouvait dessus ressemblait comme deux gouttes d'eau à Myriam. Elle s'appelait Laura, et avait 25 ans. Elle avait aussi le même nom de famille que Myriam (enfin, que celui qu'elle avait encore jusqu'à la veille).
J'étais tout de même étonné : Myriam ne m'avait jamais dit qu'elle avait une petite sœur.
De plus, la carte est étrangement noircie, comme si on avait essayé de la brûler.

Myriam a fini. Elle redescend avec ses affaires, et je la regarde. Je la trouve tellement mignonne que je ne peux pas m'empêcher de la regarder tout le temps. Elle va avoir 30 ans, elle en fait à peine 25. Je lui dis tout le temps qu'elle ne fait pas son âge, mais elle déteste ça et devient très susceptible lorsque je lui fais remarquer. Pourtant, c'est plus fort que moi.
Sur le chemin du retour, je parle à Myriam de la carte que j'ai trouvée. Brusquement, elle devient toute pâle; elle l'explique que c'est sa petite sœur, mais qu'elle fait des études à l'étranger et qu'elles ne se voient jamais, ce qui explique qu'elle ne m'en ait jamais parlé. Je fronce les sourcils, mais je ne dis rien. Je ne veux pas mettre sa parole en doute.

Le temps de poser ses affaires dans notre nouveau chez nous, Myriam est déjà partie je ne sais où. Elle a reçu un coup de fil important et a dû s'en aller.
J'en profite pour jeter un petit coup d'œil dans les affaires qu'elle a rapportées. Sans aucune mauvaise intention, bien sûr; je compte commencer à les ranger pour lui faire gagner du temps. Enfin... c'est ce que je me dis sur le coup.

Je commence donc à ouvrir l'un des sacs : il contient des vêtements. Un par un, je les plie et je les empile, jusqu'à ce que l'un d'eux attire mon attention : c'est une sorte de t-shirt noir à manches longues, très moulant, avec une fermeture éclair au niveau du décolleté qui permet de choisir sa profondeur. Il y a deux trous au niveau des épaules. Assez osé, je trouve. Pas du tout le genre de chose que Myriam a l'habitude de porter. Je le mets de côté et vais ranger le reste des vêtements.

Myriam revient le soir, vers minuit. Lorsque je lui demande où elle était, elle me dit simplement qu'une personne de sa famille avait besoin d'elle en urgence. Je remarque qu'elle est pâle comme la mort et qu'elle a du mal à reprendre son souffle, comme si elle avait couru. Elle se dirige immédiatement vers la chambre pour se coucher, et je décide d'attendre le lendemain pour la questionner.

Au lever du jour, la sonnerie de mon réveil me fait ouvrir les yeux et je commence à me préparer pour aller au travail. Myriam n'est pas là; elle est déjà partie. Ça m'étonne, il n'est que six heures du matin. Je me rends donc au bureau, malgré une légère angoisse.

Peu avant la fin de mon service, je reçois un SMS de Myriam qui me demande de me rendre chez ses parents. Un peu étonné, je me mets tout de même en route.

Arrivé chez ses parents, je sonne, n'ayant pas le double des clés. Une femme que je ne connais pas, d'une trentaine d'années, m'ouvre. Elle ressemble assez à Myriam, si ce n'est qu'elle est très maquillée et entièrement vêtue de noir. Elle a aussi les cheveux plus longs que ceux de mon épouse, et teints d'une couleur rousse peu naturelle. Elle me sourit chaleureusement et me salue.

''Oh, entrez... Vous devez être Clément, le mari de Myriam...''

Elle retourne immédiatement à l'intérieur sans songer à m'attendre, et monte à l'étage. Seulement, avant cela, elle a fouillé dans le premier tiroir du meuble de l'entrée et y a pris quelque chose, avant de le refermer précipitamment.
Je la suis à l'étage, mu par une angoisse dont je ne connais pas la source.

Une fois arrivée en haut, elle entre dans une petite pièce qui fait office de débarras et me tiens la porte pour que je puisse la suivre. Hébété, j'entre à mon tour. La pièce est plongée dans l'obscurité, sans aucune fenêtre pour l'éclairer. J'entends la femme faire plusieurs tours de clé pour nous enfermer de l'intérieur, mais je n'y prête même pas attention. Je suis obsédé par un parfum léger et reconnaissable entre tous, pour moi du moins, qui règne dans la pièce. Un parfum que je sens tous les jours depuis des années.
C'est le parfum préféré de Myriam, celui qu'elle porte tout le temps.
Avant même que la femme n'allume la lumière, j'ai compris. Mon sang se glace dans mes veines. La lumière se fait, et je vois une scène que je n'aurai jamais pu imaginer auparavant : Myriam, attachée à une chaise, qui regarde la femme rousse en tremblant. Cette même femme rousse sort un revolver de sous un matelas et s'avance vers Myriam, le sourire aux lèvres. Pétrifié, j'ai simplement le réflexe de fermer les yeux. J'entends alors un coup de feu, un seul, suivi du bruit d'un corps qui tombe à terre.
Je rouvre les yeux, sachant déjà à quel spectacle je vais assister : le corps de Myriam est tombé au sol, une flaque de sang se formant autour de sa tête. La femme rousse a détaché les cordes d'un geste parfaitement naturel et les a rangées dans le tiroir d'un vieux meuble.
Elle se tourne vers moi, et là, pour la première fois depuis que je suis entré dans la pièce, je peux bouger. Et je me jette sur elle.
Me mettant en joue avec son revolver, elle me stoppe dans mon élan. Toujours en me menaçant de son arme, elle m'attache à la place de Myriam. Puis, prenant une chaise, elle s'installe à côté de moi et me dit calmement :

''Je pense que je te dois quelques explications.''

Je me débats pour essayer de défaire mes liens, mais dès que je me mets à bouger, elle colle le canon du revolver sur ma tempe. Toujours avec la même sérénité, elle continue son discours.

''Je m'appelle Myriam. Celle que je viens de tuer était ma petite sœur, Laura. Bien sûr, tu n'étais pas au courant... J'espère que cette révélation ne te choque pas trop. En attendant, elle n'a plus besoin de ça.''

Myriam sortit quelque chose de sa poche, et je compris ce qu'elle avait pris dans le tiroir de l'entrée : c'était la carte d'identité de Laura, cette femme dont j'avais été amoureux durant toutes ces années sans même savoir qui elle était vraiment...
Elle la sortit de son étui plastifié et la déchira en morceaux qu'elle lança en l'air comme des confettis, un sourire satisfait aux lèvres.

''Donc, je disais... Il y a quelques années, par hasard, nous nous sommes rencontrés dans une soirée. Tu n'as pas fait attention à moi, mais je suis tombée amoureuse de toi au premier regard... C'était peu avant l'entrée de Laura à l'université. Elle m'a dit qu'elle te connaissait et qu'elle te trouvait plutôt mignon, mais que tu ne lui parlais jamais et que tu ne te souvenais même pas de son nom... C'est là que j'ai eu une idée. Comme vous étiez sur la point d'entrer à la fac ensemble, j'ai voulu qu'elle se rapproche de toi en empruntant mon identité. Vous avez rapidement parlé mariage... Ça m'arrangeait beaucoup...''

Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'elle voulait dire, et je me suis contenté de froncer les sourcils. Ébranlé par la mort tragique de Laura, je ne comprenais pas encore ce que cet ''échange d'identité'' signifiait...

''Je lui ai donné de quoi se faire des papiers à mon nom, avec toutes mes informations personnelles et ses propres photos. Elle n'avait pas trop le choix, il faut dire. Si elle refusait... Couic...
Papa et maman travaillent trop pour se rendre compte de ce qu'il se passe, ils ne sont jamais là, alors personne ne s'est rendu compte de ce qu'il se passait ici...''

Sur ce, je lui ai répondu d'un ton débordant de haine :

''Maintenant que je sais ce qui se passe, je peux prévenir la police ! Tu ne vas pas t'en sortir comme ça, je te préviens !''

Myriam sourit alors d'un air amusé et répliqua d'un ton cynique :

''Allons... Tu ne vas quand même pas dénoncer ta propre femme...''



Je suis désespéré. Je viens d'épouser la femme la plus terrifiante du monde.
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Crazy
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 14 Juin 2013 - 23:30

Franchement, une très bonne histoire qui met bien dans l'ambiance du "bizarre" et c'est vraiment cool
mais l'histoire de la marionnette est un peu trop prévisible tu vois, c'est un peu domage mais au moins, c'est drôle :D
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Fox Edgeworth
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Lun 17 Juin 2013 - 1:18

oO 

C'est particulier mais je dois dire que j'aime bien!
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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Dim 20 Oct 2013 - 19:03

Ça doit faire en gros un mois que j'ai quitté Lethal Beauty. Pourtant, chaque matin, je me réveille encore en craignant pour ma santé mentale... et pour ma vie.

* * *

En étudiante fauchée qui se respecte, j'ai dû me résigner, au bout de quelques semaines de fac, à gagner de l'argent pour payer mes cours et mon loyer.
En flemmarde qui se respecte, je n'avais aucune envie de faire un petit boulot du style caissière ou baby-sitter.
C'est à ce moment que l'idée de gagner de l'argent grâce à mon corps m'a effleurée pour le première fois de ma vie. Qu'on soit bien clair, je n'ai jamais eu l'intention de me prostituer, j'avais tout de même un minimum de fierté et de prudence.
En fouillant un peu sur internet, j'ai fini par trouver un forum de riches amateurs qui payaient grassement de jolies jeunes filles pour leur envoyer des photos de charme. Son nom : Lethal Beauty. Le principe n'avait rien de malsain ou d'humiliant : c'était juste un jeu, un peu pervers, certes, mais qui valait le coût.
J'ai cherché quelques infos sur ce site, et j'ai rapidement trouvé les précisions que je cherchais. Le principe : inscription gratuite pour les femmes et payante pour les hommes. Chaque membre doit renseigner son prénom, qui lui servira de pseudo, ainsi que son âge. Chaque semaine, la plus belle photo hebdomadaire est élue, et le modèle reçoit en tout 10 000 euros payés par les membres masculins. Un aubaine.

Je me suis donc inscrite sur le site en y indiquant que je m'appelais Noa et que j'avais 19 ans. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de mal à mettre mes véritables informations : après tout, personne ne pourrait me retrouver en se basant simplement sur mon prénom et sur mon âge.
Une fois inscrite, je pouvais explorer chaque sujet du forum en toute liberté. La première chose qui m'a étonnée, c'est qu'il y avait beaucoup plus de femmes que d'hommes sur ce site. Ensuite, j'ai été stupéfaite par la beauté des modèles : j'avais l'habitude qu'on me complimente sur mon physique avantageux, et j'étais assez vaniteuse, mais je dois bien avouer que la majorité des inscrites me rendaient verte de jalousie. Pour me voiler la face, je me disais que les photos étaient sans doute trafiquées, mais je n'y croyais pas vraiment.
Une certaine Amandine avait été élue plusieurs semaines de suite. Quelle chance : si elle était dans la même situation que moi, elle aurait sans doute bientôt de quoi se mettre à l'abri financièrement ! De plus, elle avait l'air de faire ces photos par contrainte : alors que presque tous les modèles affichaient un sourire radieux sur leurs clichés, elle avait en permanence les yeux dans le vague et une moue boudeuse. Cela n'enlevait rien à sa beauté, néanmoins; au contraire, je crois que c'est ça qui plaisait aux hommes.
Une heure après mon inscription, j'ai reçu un message du fondateur du site qui m'expliquait certains détails qui, n'étant pas officiels, n'étaient pas indiqués sur la partie visible du forum.
Apparemment, il était fréquent qu'un homme, s'il avait un coup de cœur sur l'une des femmes, lui propose un rendez-vous. Ce rendez-vous était payé 35 000 à 50 000 euros, selon qu’il consiste en un simple échange de baisers ou en quelque chose de bien plus pervers...
Un peu dégoûtée par cette révélation, j'étais néanmoins très attirée par la somme promise. En cas de
proposition, je ne savais pas du tout ce que j'allais répondre.
Le fondateur m'a précisé qu'il allait bientôt avoir un rendez-vous avec Amandine, et qu'il m'enverrait ''les photos'', comme ''d'habitude''... Je n'ai pas trop compris ce que ça sous-entendait, mais j'ai acquiescé.

Le lendemain, en me connectant pour ajouter quelques photos de moi, je me suis rendue compte que j'avais un message privé de la part du fondateur. Je l'ai ouvert, curieuse.
Le message avait été envoyé à tous les membres masculins du site, soit une petite cinquantaine, et avait pour titre : ''Messieurs, voici la pièce maîtresse de ma collection.''.
J'avais souvent eu ce genre de méprise à cause de mon prénom, mais l'idée de découvrir une chose à laquelle je n'aurai pas dû avoir accès me plaisait. J'ai ouvert le message.
Il était entièrement composé de photographies. Les premières montraient des outils, scalpels, bocaux vides et seringues. Je sentis soudain mon cœur battre beaucoup plus vite, mais poussée par la curiosité, je continuai à regarder les photos.
Les photos suivantes montraient des bocaux dans lesquels se trouvaient des organes flottant dans un liquide étrange. Sur chaque bocal, une étiquette portait le nom de l'organe, ainsi que le prénom Amandine. Je sentis mon estomac se retourner.
La photo la plus insupportable était sans doute la dernière. On y voyait le corps entièrement nu et empaillé d'Amandine, aux côtés de ceux d'une multitude de jeunes filles du même âge.
Je fermai mon ordinateur avec tant de violence qu'il faillit se casser en deux.

* * *

Mon seul regret aujourd'hui est de ne pas avoir eu le courage de retourner sur le site pour prévenir les jeunes inscrites du danger qu'elles courraient. Qui sait combien de vies j'aurai pu sauver ?

Il y a quelques jours, j'ai revu une photo d'Amandine dans une publicité. Elle était accompagnée du message suivant : ''Je gagne 10 000 euros par semaine grâce à internet. Et vous ?''

Méfiez-vous toujours de ce genre de sites...
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Hunty
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Dim 20 Oct 2013 - 19:19

J'ai vu la chute arriver dès le début, mais sinon, agréable et fluide à lire, c'est tout bon n_n

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Masaky
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MessageSujet: Re: Histoires d'horreur écrites par les membres.   Ven 16 Jan 2015 - 22:00

(Juste un message pour vous prévenir que cette histoire sera en plusieurs parties. Elle est beaucoup plus longue que toutes celles que j'ai pu écrire jusqu'à présent, ce qui peut constituer un immense défaut pour une creepypasta, mais j'espère que ceux d'entre vous qui aiment ce type d'écrits l'apprécieront. Bonne lecture.)



Ce matin, je suis réveillée vers 9 heures par la sonnerie de Skype. C'est assez désagréable, d'autant plus que je suis certaine d'avoir éteint mon ordi avant de m'endormir. Je vois une petite lumière du côté gauche de ma tête. Ah, autant pour moi, la sonnerie venait de mon téléphone. J'ai dû oublier de le mettre en silencieux. Je tape mon code rapidement et arrive directement sur une conversation Skype avec une personne joliment pseudonommée «???».
Premièrement, à moins d'avoir ajouté tout un tas de symboles étranges dans son pseudo pendant la nuit, il n'y a aucune raison pour que l'un de mes contacts porte ce nom. Et ensuite, il semblerait que j'ai accepté cette personne, alors que je n'en ai aucun souvenir.
Elle m'a harcelée toute la nuit, mais tous ses messages ont été supprimés. Bizarre que je ne me sois pas réveillée avant. Son dernier message semble indiquer qu'elle me connaît.

«Eve ?»

Je n'ai pas mis mon vrai nom sur Skype, donc la personne me connaît forcément de façon plus personnelle. Je discute un peu avec elle, lui demande qui elle est et comment on se connaît. Son avatar est une étrange forme noire et rouge impossible à identifier. Elle ne répond pas à mes questions, mais elle écrit plusieurs phrases assez inquiétantes, du genre «Cela fait longtemps que je te suis, je suis heureuse d'avoir enfin pu prendre contact avec toi.». Je ne suis pas du genre à flipper pour si peu, mais là, clairement, il y a un problème. Au moins, maintenant, je sais que la personne est une femme et qu'elle s'exprime très bien, mais c'est trop peu pour que je puisse mettre un nom ou un visage sur ce pseudo.
Elle m'envoie une vidéo que je m'empresse de lire, ma curiosité l'emportant sur ma prudence. Contrairement à ce que j'aurai pu imaginer, il n'y rien de glauque ou de malsain dans cette vidéo, elle est même plutôt agréable à regarder. Elle se passe dans la rue et on voit clairement qu'elle a été filmée par un amateur. Il fait très beau et sans doute chaud, d'après la tenue des personnes qui passent. Le cameraman s'approche d'une jeune fille qui doit avoir entre 15 et 17 ans, un peu plus jeune que moi donc. Elle semble très maigre et a un visage creux qui la vieillit, et c'est seulement grâce à sa voix et à sa posture que l'on peut deviner son âge véritable. Elle sourit et s'approche du cameraman pour l'embrasser sur les deux joues. On peut voir le bas des cheveux du cameraman pendant un cours instant. Ils sont d'une sorte de rose éteint, qui prend des reflets roux au soleil. Une couleur totalement artificielle, je suis bien placée pour le savoir, puisqu'il s'agit de la mienne, fruit d'une coloration mal posée. Est-ce que le mystérieux cameraman pourrait être... Moi ?

La suite de la vidéo confirme mes doutes. On entend clairement ma voix répondre à celle de la jeune fille.

«Salut Anaïs, ça faisait un bail !»

Une conversation animée s'ensuit, qui m'apprend que la fameuse Anaïs est ma cousine. De plus en plus bizarre, étant donné que je ne l'ai jamais vue de ma vie. Le cameraman (moi) se déplace, serrant quelques mains : il y a quatre autres personnes. Deux garçons bras-dessus, bras-dessous qui rient en se racontant Dieu sait quoi : l'un est brun, avec un beau visage et un corps athlétique. Il a l'air d'être un de ces garçons charmeurs qui fait souffrir toutes les filles avec qui il sort, mais pourtant, il y a quelque chose d'attachant en lui. Apparemment, il s'appelle Antoine. L'autre a les cheveux très blonds et des yeux si clairs qu'on ne peut pas les regarder plus de quelques instants sans se sentir intimidé. Il a un accent que je n'ai jamais entendu, sans doute d'un pays scandinave. Celui-là s'appelle Greg. Ils ont le même âge qu'Anaïs et ils la connaissent. Ils sont sans doute dans sa classe.

Un peu à l'écart, une fille brune aux cheveux bouclés, très grande (je crois que c'est la première fois que je vois une fille de cette taille) et habillée tout en noir, parle à voix basse avec un garçon un peu enrobé qui semble tout petit par rapport à elle. Cette fille est la seule à sembler plus vieille que moi. Je me tiens à l'écart, mais j'entends tout de même quelques bribes de leur conversation. C'est comme ça que j’apprends que la fille s'appelle Gloria, et le garçon, Thomas. Le garçon a l'air adorable, mais la fille est sûrement une vraie peste. Je me demande quel lien ils ont entre eux.

C'est la fin de la vidéo. Je suis un peu perplexe. Je suis légèrement crispée lorsque je tape ces mots :

«Désolée, je crois que tu te trompes de personne. Je ne connais pas ces gens et je n'ai pas pris cette vidéo.»

Une légère pause s'ensuit. Puis, une réponse.

«Carrefour : 53. Forêt : 56.»

Je relis plusieurs fois le message, cherchant un sens. Finalement, je me risque à demander :

«Pardon ?»

Mais la personne s'entête.

«Carrefour : 53. Forêt : 56.»

Je soupire et me déconnecte de Skype pour aller prendre ma douche.
En revenant une demi-heure plus tard, je vois qu'on m'a envoyé un autre message. Cette fois, c'est un SMS. Je l'ouvre.

«Carrefour : 53. Forêt : 56.»

Et, bien sûr, le message est signé «Inconnu». Je commence à en avoir assez. Tout en m'habillant, je compose le numéro 53 et appuie sur le bouton «Appel».
Un affreux flash m'éblouit. Pendant quelques instants, je reste totalement aveuglée. Je cligne plusieurs fois des yeux, et ma vue revient progressivement. Je ne suis plus dans ma chambre. Je suis au milieu d'un carrefour, et les voitures klaxonnent. Je courre rapidement vers le trottoir. Je n'ai pas fini de m'habiller, je porte une jupe sans collants et un débardeur. Je devrais mourir de froid, car nous sommes en hiver, mais pourtant j'ai chaud. Il fait un temps estival. En regardant autour de moi, je comprends où je suis. Je suis à l'intérieur de la vidéo.
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